La Vénus d’Ille

La Vénus d’Ille est un livre par Prosper Mérimée, écrit en 1835. C’est un livre du genre fantastique dans lequel une statue en bronze de la Vénus, qui semble être sous une malédiction, poursuit ceux qui l’approchent. Ce livre m’a fait très peur car on ne peut jamais prédire les actions de la statue, et le suspense l’entoure.

Le récit commence par l’arrivée du narrateur dans la ville d’Ille. Sur la recommandation de son ami Monsieur de P., il va rendre visite à M. de Peyrehorade, un archéologue amateur. Alors, le narrateur y arrive et apprend de son guide qu’il y a quelques jours, une statue ancienne de la Vénus a été découverte dans son jardin! Mais les locaux sont déjà d’opinion qu’elle est maléfique, car un accident est déjà arrivé. Pourtant c’est juste un petit accident et là, on croit encore au hasard. Dans les histoires d’horreur, tout commence normalement mais c’est l’accumulation de petites choses qui ne sont pas tout à fait normales qui nous fait peur.

Le soir même, le narrateur voit la statue par la fenêtre. Aussitôt, il devient le témoin d’une scène bizarre où la statue semble encore intervenir. Là encore, on peut toujours croire au hasard mais c’est déjà plus difficile car c’est improbable que la pierre ait rebondi avec tant de précision. En plus, un accident semblable est déjà arrivé – donc on commence à douter que cela ait été juste le hasard.

Le lendemain, M. de Peyrehorade descend lui montrer la statue le matin, car il n’y aura pas le temps le surlendemain – tout le monde va fêter le mariage de Monsieur Alphonse (le fils de M. de Peyrehorade) et Mlle de Puygarrig. Soudain, au milieu de la discussion des deux experts (ils ne sont sûrs du sens de l’inscription sur la statue), ils s’aperçoivent encore une fois d’un événement étrange. Là, l’accumulation de ces occurrences pas tout à fait normales qui sont toutes connectées avec la Vénus nous fait croire plus aisément les explications surnaturelles que les explications réelles. Pourtant, le narrateur ne suppose même pas qu’un tel fait ait quelque chose de surnaturel là-dedans, même si c’est la troisième chose qui correspond au théorème du surnaturel.

Le jour du mariage, tout semble bien se passer, sauf une chose: M. Alphonse fait un petit oubli qui se transforme en grave erreur. Il veut que le narrateur lui porte secours et raconte ce qui s’est passé – encore un fait surnaturel qui a un rapport avec la Vénus. Je l’ai cru immédiatement, mais le narrateur pense que c’est seulement que M. Alphonse est ivre.

L’histoire se finit très dramatiquement. On nous force à croire que la statue peut vraiment agir, même si c’est presque impossible. Le dernier chapitre m’a tenue en suspense jusqu’à la fin, cependant le narrateur persiste dans sa croyance que le surnaturel n’arrive jamais. Tout autre homme à sa place l’aurait cru depuis longtemps car c’est impossible d’expliquer tous ces faits successifs avec de la logique – il y a beaucoup trop de coïncidences. De l’autre côté, est-ce qu’on peut vraiment croire qu’une statue en bronze peut penser, agir et marcher? Ce suspense est l’élément principal des histoires d’horreur.

Je conseillerais ce livre à tous ceux qui aiment les histoires captivantes, pleines de suspense et effrayantes! Un autre élément d’épouvante est la vraisemblance de cette histoire – le narrateur voyage dans les mêmes endroits que Prosper Mérimée, qui en 1834 était nommé Inspecteur Général des Monuments historiques et visitait la région de Perpignan (où se trouve la ville d’Ille) en même temps que les recherches des traces du culte de la Vénus s’effectuent dans les Pyrennées – alors cette histoire, inspirée par la réalité, contient beaucoup de réel, et le narrateur est une version de Mérimée.

par Naomi

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